<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Autres prodiges eucharistiques (Nicolas Buttet)

Voici quelques autres prodiges eucharistiques tirés du livre de Nicolas Buttet : « L’Eucharistie à l’école des saints » pages 102-105.

Une chose pareille arriva encore au pape saint Grégoire le Grand. Alors qu'il distribuait la communion, une dame s'approcha et se mit à sourire lorsqu'il lui présenta l'Hostie en disant : « Le Corps du Christ. » II refusa de lui donner la communion et la pria à la fin de la messe d'expliquer devant toute l'assemblée pourquoi elle avait ri. La dame s'expliqua : « C'est parce que vous avez dit que ce pain était le Corps du Christ ; or c'est moi qui l'ai pétri de mes mains ! » Saint Grégoire se mit à genoux et demanda à l'assemblée de prier avec lui afin que Dieu donne la foi à cette femme. Aussitôt, l'Hostie qui était sur l'autel se changea en chair. La femme se convertit sur le coup !


À Rastibonne, en Allemagne, on avait bâti une église en un lieu où un prêtre avait renversé un ciboire en portant la communion à une personne malade. Les fidèles avaient en ce lieu une dévotion particulière au Saint Sacrement. Un jour de 1255, un prêtre eut un doute de la Présence réelle du Christ. Est-ce possible que ces quelques mots prononcés par un homme changent le vin en Sang de Jésus-Christ? Il hésita alors à faire l'élévation du calice. Un léger bruit se fit entendre au-dessus de l'autel. Du grand crucifix qui surmontait le tabernacle, l'image du Christ étendit lentement son bras vers le célébrant, lui arracha le calice des mains et le tint exposé à l'adoration des fidèles. Le prêtre tomba en larmes à genoux. Le Christ lui remit ensuite le calice entre les mains.

Miracle qui défie les lois de la physique

La veille de l'Assomption 1730, tard dans la nuit, des voleurs fracturèrent le tabernacle de la basilique Saint-François-d'Assise à Sienne et emportèrent le ciboire avec 351 Hosties consacrées. L'archevêque Alessandro Zondadari s'offrit lui-même en réparation de l'offense faite au Christ par ce vol. La traditionnelle course du 16 août sur la Piazza del Campo fut annulée en signe de deuil. C'est au matin du 17 août 1730 que les hosties furent retrouvées dans le tronc des pauvres de l'église Santa Maria in Provenzano. C'était bien celles volées à l'Église San Francesco. Le 18 août, une procession solennelle en présence de toute la population de la ville vint apporter les Hosties dans l'Église San Francesco. On ne consomma pas ces Hosties. Pendant plus de 50 ans, elles furent conservées dans le tabernacle de manière secrète. On parla alors de miracle dans la mesure où les hosties étaient en parfait état de conservation. Sur la demande de Pie X, il fut fait un examen physico-chimique en 1914. Le professeur Grimaldi conclut ainsi son rapport : les saintes Hosties ne sont pas composées de tissus animal ou végétal, de cellulose... Ce sont des Hosties de dimension ordinaire : d'un blanc pâle, composées de farine de froment grossièrement moulue. Mais les bords sont nets. « ni effrangés, ni émoussés ». Ce qui est encore plus surprenant, c'est qu'il n'y a aucune trace de vers, d'acariens. Aucune trace de moisissure ou de quelque autre parasite animal ou végétal propre à la farine de froment. Pourtant, rien n'est plus susceptible de corruption et d'altération qu'une petite hostie de pain azyme. En effet, par sa nature physique la farine de froment est le terrain idéal pour la culture de micro-organismes, ou pour la fermentation lactique ou putride. Sa fragilité la rend encore plus vulnérable aux atteintes extérieures. Les saintes Hosties de Sienne sont pourtant en parfait état de conservation contre toutes les lois de la physique et de la chimie. Un phénomène exceptionnel s'est produit : le verre de l'ostensoir a été recouvert de moisissure alors qu'on n'en trouve aucune trace sur les Hosties ! Le 14 septembre 1980, à l'occasion du 250e anniversaire du miracle, Jean- Paul II est resté de longues minutes en adoration devant ce Saint Sacrement, les yeux fixés sur Jésus-Hostie.

Pie IX recommandait la vénération de la Sainte Hostie de Faverney aux fidèles catholiques. Que c'était-il donc passé dans ce village de Franche-Comté dans la nuit du 25 au 26 mai 1608 ? Les bénédictins avaient décidé d'introduire la pratique des Quarante Heures. Jean Garnier, un paroissien, resta seul jusqu'à onze heures du soir. Quand il revint vers trois heures du matin, à la place de l'ostensoir il aperçut les flammes mourantes d'un incendie qui s'éteignait. Les cierges s'étaient consumés et avaient mis le feu aux nappes de l'autel. Au-dessus, l'ostensoir comme suspendu dans les airs, l'Hostie au-dessus des braises. Durant les 33 heures du miracle, près de dix mille personnes vinrent se prosterner devant Jésus. C'est le 27 mai que l'ostensoir se reposa doucement sur le corporal placé en dessous. L'évêque reconnut le miracle le 25 juillet 1608.

Les hosties « volantes »

Le bienheureux Raymond de Capoue, biographe et père spirituel de Catherine de Sienne, nous raconte qu'un jour, alors qu'il célébrait la messe en présence de Catherine, il ne retrouva plus une parcelle de l'Hostie qu'il avait auparavant déposée sur la patène. Il la chercha minutieusement partout, mais en vain. A la fin de la célébration, Catherine lui raconta cet incident et lui expliqua que c'était Jésus Lui-même qui avait pris le morceau d'Hostie et le lui avait apporté pour communier.

Un jour de 1621, la bienheureuse Agnès de Langeac alla se confesser et demanda la permission de recevoir la communion. Son confesseur lui refusa cette grâce, «afin de bien la mortifier», disait-on à l'époque! Agnès accepta dans l'obéissance et s'en alla à la messe avec une de ses consœurs dans l'église des dominicains. Jésus fit, au moment de la communion, un miracle d'amour pareil à celui dont Il favorisa saint Bonaventure et d'autres saints. Aussitôt que le prêtre eut communié, Agnès vit venir à elle de l'autel une sainte Hostie qui n'était portée que par la main invisible qui soutient l'univers. Ouvrant alors la bouche, elle reçut de Dieu Lui-même ce cadeau du ciel.

On retrouve le même phénomène dans la vie de sainte Anne-Marie Taïgi (1769-1837), mère de famille romaine, qui participait quotidiennement à la messe. Un jour, note le cardinal Pedicini, elle se préparait à communier dans l'église des trinitaires à Rome. Le père franciscain qui célébrait la messe se retourna pour présenter l'Hostie en disant : « Voici l'Agneau de Dieu. » L'Hostie qu'il tenait dans les doigts s'envola, resta un instant suspendue en l'air et alla se poser sur les lèvres d'Anne-Marie. Le père fut d'ailleurs indigné et cria à la sorcellerie.

Marthe Robin, une grande mystique de notre époque, n'eut d'autre nourriture que le Saint Sacrement pendant plus de 50 ans, de 1928 à 1981. Marthe disait : «J'ai envie de crier à ceux qui me demandent si je mange, que je mange plus qu'eux, car je suis nourrie par l'Eucharistie, le Sang et la Chair de Jésus. J'ai envie de leur dire que c'est eux qui arrêtent, qui bloquent en eux les effets de cette nourriture. » Le Père Finet, père spirituel de Marthe Robin, raconte à son sujet : « Seule exception à son jeûne» Marthe communiait de façon surprenante. L’Hostie, aussitôt posée; était absorbée sans aucune déglutition; dont elle était incapable. Ceux qui lui ont donné la communion ont eu quelquefois l'impression que l'Hostie leur échappait des mains; et même à distance; comme cela m'arriva. Trois fois l'Hostie m'a échappé des mains à vingt centimètres de distance pour se précipiter dans la bouche de Marthe. À ce moment-là; elle tombait en extase. » Marthe Robin sentait la Présence de Jésus-Eucharistie avant même qu'on lui apporte la communion. On raconte qu'une fois; un prêtre arrivant pour lui apporter la communion; Marthe dit : «Le Seigneur n’est pas là. » « Mais si, répondit le prêtre, l'Eucharistie est là; dans la custode. » Il l'ouvrit et vit qu'elle était vide ! On avait oublié de placer l'Hostie à l'intérieur.

Le curé d'Ars raconte aussi, qu'une fois qu'il donnait la communion à une personne qui doutait de la Présence réelle; l'Hostie quitta ses mains et s'en alla d'elle-même se poser sur la langue de cet homme.

Le dominicain Bartholomé Dominique, raconte aussi qu'en apportant la communion à Catherine de Sienne, il sentit l'Hostie s'agiter entre ses doigts, d'où elle s'échappa d'elle- même et vola vers la bouche de Catherine. On retrouve le même phénomène dans la vie d'une autre stigmatisée de notre siècle, Thérèse Neumann.


En 1274, un voleur s'empara du ciboire du tabernacle qui se trouvait à l'église Saint-Gervais à Paris. Lorsqu'il ouvrit le ciboire, l'Hostie s'envola et commença à voltiger autour de lui. Des passants virent le phénomène et avertirent le curé de la paroisse, Matthieu de Vendôme, qui informa l'évêque de Paris.

 

Toute une foule vint en procession vers le lieu du miracle et lorsque la procession arriva devant l'Hostie, celle-ci se posa dans les mains du prêtre. L'évêque de Paris ordonna que, tous les vendredis et à perpétuité, soit célébrée dans l'église Saint-Gervais une messe en l'honneur du Saint Sacrement. Il ordonna aussi une fête solennelle le premier dimanche de septembre, proche de la date du miracle. Cette fête fut célébrée jusqu'au XIXe siècle. L'Hostie conservée précieusement disparut cependant durant la Révolution.